On connaît de la littérature arabe Les Contes des Mille et une nuits, les poèmes d’amour et les grands mystiques. Baïbars, est un personnage historique. Il a régné sur le Caire et Damas au 13ème siècle. Il est resté dans l’Histoire pour avoir arrêté l’invasion mongole et enlevé aux Croisés leurs principales forteresses et notamment le Crac des Chevaliers. La vie de ce mamelouk devenu Sultan sert d’inspiration au conte.
Le récit débute par une prophétie qu’un roi voit en songe. Apparaît ensuite l’esclave, annoncé par la prophétie, malade, abandonné dans un hammam, puis secouru et adopté par une bienfaitrice. L’adolescent merveilleux récite magnifiquement le Coran, et traverse les épreuves initiatiques pour devenir un parfait jeune guerrier, puis le puissant Sultan des terres d’Islam. Au coeur de l’intrigue, le héros doit faire face aux menées diaboliques d’un adversaire redoutable. Les tonalités de la comédie, de la farce et de l’épopée s’entremêlent. La spiritualité affleure constamment. Et La violence surgit (elle vient de l’Histoire) aux termes du récit.


